Vermifuges : ce qui marche, ce qui ne marche pas, comment faire ?

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sylvain-vgnd
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Vermifuges : ce qui marche, ce qui ne marche pas, comment faire ?

Message par sylvain-vgnd » 02 avr. 2017, 12:25

Bonjour à tous ! Grande question sur les vermifuges, parce qu'en fait on voit de tout.

Naturel vs chimique ? Le chimique est-il une obligation ?

La copro : fiable ou pas fiable ?

Personnellement je suis très mauvais en terme de suivi des vermifuges sur mes chevaux (probablement un an si ce n'est plus sans vermifuge), mais que ce soit leur état ou leurs crottins, rien ne semble montrer qu'il y a un parasitisme important. Est-ce inquiétant ?

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clara.gauchet
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Re: Vermifuges : ce qui marche, ce qui ne marche pas, comment faire ?

Message par clara.gauchet » 05 avr. 2017, 20:13

Bonjour bonjour !

Je ne suis pas encore calée a 100% sur ce sujet...

Mais j'essaie de me fier beaucoup à ce que je vois de mes chevaux. Suivant leur état, leur forme physique, leurs crottins... Et une chose est sûre, quand on gère les pâtures et l'alimentation, c'est déjà plus facile et certains facteurs (nourriture, ramassage des crottins, etc) favorisent ou non la présence de vers !

Le soucis avec les copros, c'est qu'on ne voit pas tout : par exemple les oeufs d'oxyures ne sont pas visibles à la copro. Et les vers n'excrètent pas d'oeufs de manière continue tout au long de l'année, donc à certaines périodes la copro peut ne pas être fiable, d'autant plus pour le ténia... Après, il existe aussi l'endoscopie pour les gastérophiles ou l'analyse de sang pour le ténia... Mais ça commence peut être a faire beaucoup d'examens pour une vermifugation.

Et il y a aussi le soucis des larves enkystées ! Pour lesquelles, seul le Panacur Equine Gard (liquide, sur plusieurs jours) fonctionne à priori.

Enfin, c'est clair, c'est un vrai casse-tête la vermifugation... Il y a certainement des personnes plus experimentées sur le sujet pour répondre a tout ça ! J'ajoute quand même une photo que j'avais trouvée, qui peut être utile.

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marie-laure-guenot
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Re: Vermifuges : ce qui marche, ce qui ne marche pas, comment faire ?

Message par marie-laure-guenot » 06 avr. 2017, 07:15

Je ne suis pas une pro du vermifuge, mais j'ai été +/- obligée de m'y coller d'une part pour mon troupeau (bah oui !), d'autre part parce que c'est LA question qui revient à TOUS mes ateliers (alors que c'est pas trop prévu dans le contenu en principe ^^).

Or donc, voilà quelques éléments que je mets en avant dans le cadre de mes ateliers, c'est-à-dire avec une vision agro-écologique/permaculturelle du truc :
  • Plus une fonction est importante dans un système, plus il doit y avoir d'acteurs différents qui remplissent cette fonction dans le système —> La gestion du parasitisme étant un truc hyper important, alors il faut viser à multiplier les éléments qui agissent pour réguler les parasites.
  • Cela implique que l'on ne va pas se dire : "J'utilisais un vermicide chimique, je vais le remplacer par un vermifuge naturel et tout ira très bien", parce que ça ne marchera simplement pas.
  • Les vermicides chimiques sont, à mon sens, des produits que l'on doit pouvoir envisager d'utiliser dans les cas où on a merdé (et ça arrive !), mais doivent rester des outils réservés à ce genre de cas et non pour l'entretien "normal" vu les conséquences que leur utilisation a sur les chevaux et sur l'environnement.
  • Pour que la gestion du parasitisme se fasse efficacement et que l'on arrive à limiter le plus possible le recours à des vermicides chimiques, alors la clé selon mon expérience c'est qu'il faut multiplier les acteurs de régulation. C'est-à-dire qu'il faut penser à tout ce qui peut agir sur les parasites quand ils sont dans le cheval (régulateurs naturels aux plantes type VermX et autres), et aussi quand ils sont dans l'environnement.
  • Dans l'environnement, on sait que la façon dont on va gérer les crottins, le pâturage (entrée/sortie des chevaux), le stress des chevaux, etc. va jouer un rôle sur l'infestation parasitaire. Alors il faut apprendre comment chacun de ces paramètres fonctionne, et mettre toutes les chances de son côté pour que chacun apporte une petite pierre à l'édifice.
  • Après, il faut aussi prendre en compte le climat sous lequel on est : p.ex., on sait que les parasites, lorsqu'ils sont dans l'environnement, sont sensibles aux grands froids et aux grands chaleurs : ce sont des éléments sur lesquels on peut compter chez moi, mais pas en Bretagne... alors on sait que dans le 2e cas on partira avec un handicap. Donc il faut renforcer les autres acteurs, et/ou en rajouter si l'on peut.
  • Ensuite, oui la recherche de parasites dans les crottins (dite "coproscopie") est super intéressante et importante à mon sens, mais il faut garder à l'esprit qu'elle ne donne qu'une vision parcellaire, à un instant t, sur un échantillon donné, et uniquement pour certains parasites : on sait que dans les copros, on va avoir une bonne vision de l'infestation en strongles p.ex., mais aucune vision des gastérophiles et quasi aucune chance sur le ténia. À chaque parasite son mode de surveillance de l'infestation... mais les strongles étant super importants, alors oui, la copro est super utile. Moi ça me donne une vision de l'évolution du parasitisme global de mes chevaux (et globalement ça me dit qu'en qqs années avec mon mode de gestion je suis passée de "gros porteurs" à 1500opg et "petits porteurs" à 500opg (de petits strongles), à des "gros porteurs" à 500opg et des "petits" entre 0 et 200opg —> là j'ai une vision d'ensemble qui me dit que ça évolue plutôt pas trop mal).
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Re: Vermifuges : ce qui marche, ce qui ne marche pas, comment faire ?

Message par sylvain-vgnd » 25 avr. 2017, 23:51

Dans notre cas ici en Bretagne, bien que la météo n'ai pas donné beaucoup de froid, je m'attendais à avoir des gros soucis de parasitisme. Mais on ramasse régulièrement les crottins après le passage des poules et pour l'instant, on a pas eu besoin de vermifuger. A croire qu'on a bien pu compenser le handicap !

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Re: Vermifuges : ce qui marche, ce qui ne marche pas, comment faire ?

Message par Christelle35 » 15 mai 2017, 10:24

A cause d'une forte infestation de mon poulain, il y a 5 ans, j'ai dû réfléchir et mettre en place avec mon véto, un protocole rigoureux. Car à cause de cette infestation, mon jeune est devenu très sensible aux vers. Il est mon témoin dans le troupeau. Ma jument, elle, est le témoin inverse, elle ne dépasse jamais les 100 quelque soit la période de l'année.
Donc, depuis, en novembre /décembre (en fonction du temps), je donne un chimique contre gasterophiles et Ténia. En mars/avril, un vermifuge en prévention des vers qui sont restés bien au chaud l'hiver dans l'organisme du cheval. Et le reste de l'année, je réalise des copros, et en fonction, on revermifuge.
Mes chevaux étaient en pension, il y a encore deux ans. Des pensions sur des pré et une alimentation que je ne pouvais contrôler, avec d'autres chevaux.
Aujourd'hui, je ne réalise que deux chimiques. Je contrôle l'environnement, car je ramasse les crottins. Je contrôle l'alimentation, car je leur apporte suivant des périodes, diatomées, vermx, ail,... Mais cela ne fait que deux ans. Et je sais que un fort stress chez mon jeune, lui retourne un peu les boyaux, et le rend sensible aux vers. Je préfère donc, consolider nos acquis, puis je diminuerai les chimiques.

Il faut regarder ces chevaux, et déjà savoir pour chacun, si il est un témoin de forte ou faible sensibilité aux vers.
Puis, faire en fonction.

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Re: Vermifuges : ce qui marche, ce qui ne marche pas, comment faire ?

Message par corinne.quirici » 17 mai 2017, 16:53

A ce sujet, je sais qu'il existe des stages pour apprendre à faire ses propres coproscopie et détecter les parasites. J'ai cherché mais n'ai pas trouvé. Connaitriez-vous des stages/formations ?

Actuellement, je teste l'huile essentielle d'ail et les EM en cure. Pas assez de recul encore pour vous donner mes impressions ou voir des résultats.
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Re: Vermifuges : ce qui marche, ce qui ne marche pas, comment faire ?

Message par sophie-joubert » 17 mai 2017, 23:02

Je croyais que la terre de diatomée c'était en externe, qu'elle n'était efficace que sèche (c'est si dur que ça tranche dans les "insectes" et les fait "sécher" notamment contre les punaises de lits dans les maisons), et que mouillée elle perdait son effet.

Quelqu'un sait comment elle fonctionne en interne ? et du coup.. humide.
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Re: Vermifuges : ce qui marche, ce qui ne marche pas, comment faire ?

Message par marie-laure-guenot » 18 mai 2017, 06:48

corinne.quirici a écrit :
17 mai 2017, 16:53
A ce sujet, je sais qu'il existe des stages pour apprendre à faire ses propres coproscopie et détecter les parasites. J'ai cherché mais n'ai pas trouvé. Connaitriez-vous des stages/formations ?

Actuellement, je teste l'huile essentielle d'ail et les EM en cure. Pas assez de recul encore pour vous donner mes impressions ou voir des résultats.
Les EM n'ont aucun effet vermifuge réputé, soit dit en passant :)

Pour les formations, j'ai vu passer un truc dans le genre mais c'était loiiiin... il faudrait trouver un véto du coin passionné, mais je n'en connais pas (et la mienne est super chouette mais par contre côté gestion du parasitisme on n'est pas vraiment d'accord ;)).
Cela étant dit, ce que tu auras si tu apprends à faire ça, ce sont en gros les résultats que tu peux avoir à l'Alliance Pastorale pour quelques malheureux euros (...ou à la clinique de Saint Cannat pour plus de 20€ !). Si tu veux du plus précis comme chez Duncombe, alors il faut faire une coproculture, et dans ce cas ce n'est plus ni le même tarif (enfin, ça reste moins cher qu'à Saint Cannat hihihi), ni surtout la même précision dans le résultat.
sophie-joubert a écrit :
17 mai 2017, 23:02
Je croyais que la terre de diatomée c'était en externe, qu'elle n'était efficace que sèche (c'est si dur que ça tranche dans les "insectes" et les fait "sécher" notamment contre les punaises de lits dans les maisons), et que mouillée elle perdait son effet.

Quelqu'un sait comment elle fonctionne en interne ? et du coup.. humide.
Ah, very good question :)
Je trouve qu'il y a plein de zones d'ombre dans la terre de diatomée. Comment est-ce qu'on peut l'utiliser en interne ET à sec ? Comment est-ce qu'elle peut, quand elle est ultra fine ("alimentaire"), cisailler les bestioles MAIS PAS les parois du système digestif ? Mystère... et je n'ai jamais trouvé la moindre trace de début de réponse.
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Re: Vermifuges : ce qui marche, ce qui ne marche pas, comment faire ?

Message par sophie-joubert » 18 mai 2017, 11:01

marie-laure-guenot a écrit :
18 mai 2017, 06:48
Je trouve qu'il y a plein de zones d'ombre dans la terre de diatomée. Comment est-ce qu'on peut l'utiliser en interne ET à sec ? Comment est-ce qu'elle peut, quand elle est ultra fine ("alimentaire"), cisailler les bestioles MAIS PAS les parois du système digestif ? Mystère... et je n'ai jamais trouvé la moindre trace de début de réponse.
Je me pose exactement les mêmes questions. Et comme je n'ai pas de réponses je préfère la garder pour tenter de traiter proprement une infestation de poux, de puces ou autres charmant parasites externes.
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Re: Vermifuges : ce qui marche, ce qui ne marche pas, comment faire ?

Message par Christelle35 » 18 mai 2017, 12:15

Pour la diatomées en interne, je me suis posé les mêmes questions, surtout lorsque j'en donnais à mon jeune (qui est très sensible du point de vue intestin). Lorsqu'il en avait en cure interne, je voyais un inconfort lorsqu'il mangeait sa ration, à vouloir renverser le seau, à gratter. Pas calme du tout, à regarder partout.
Je fais attention à ces signes, car je veux qu'il soit tranquille lorsqu'il mange. Et surtout il me montre son inconfort, donc je dois en prendre compte. Donc j'ai arrêté la diatomées, et fait une cure aloe vera après, pour soigner. Et tout est rentré dans l'ordre.
Je l'evite pour lui, mais en donne à ma jument sans problème.

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